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Saint Quentin d'hier à aujourd'hui

Telle une vigie, le village scrute silencieusement l'horizon. De Polignac au Puy-en-Velay, de la Durande aux plateaux du Mézenc, sans oublier la Loire indomptable qui creuse son lit depuis la nuit des temps... c'est une grande partie de la haute-Loire qui se dévoile à nous.

Habité depuis des temps reculés, Saint Quentin a connu bien des évolutions. De mémoire d'homme on y trouve un château, une église et un village qui eut son heure de gloire avant de devenir "village fantôme". 

Chez Séraphie

"Dans les années 30, toute la jeunesse du plateau allait danser à Saint Quentin, dans la grange de la Séraphie. C’était son fils Basile qui jouait de l’accordéon. A cette époque, c’était un accordéon diatonique. On lui fixait un collier de clochettes à la cheville. Pour les polkas, les valses et la bourrée, les clochettes marquaient la cadence. Et il était souvent question de :  "Un oiseau à la volette, un oiseau à la volette, un oiseau chantait…" Et toute cette jeunesse dansait, riait et pouvait même boire un bon canon.

Car notre Séraphie faisait aussi buvette dans sa grange. Une buvette un tantinet clandestine, bien sûr et qui lui valut quelques ennuis : La Blonde (Julie Veysseyre qui tenait un café à Peyredeyre et qui faisait danser aussi) porta plainte pour concurrence déloyale.

Comment se termina ce diffèrent?  Je ne sais pas, mais ça n’a pas dû être à l’avantage  de Séraphie car je sais qu’il était très difficile de transiger avec la Blonde !"

Gabrielle Chapuis

En 1945, un drame va endeuiller la famille de Séraphie. Gabrielle, sa petite fille, la fille de Basile l’accordéoniste,  part un après-midi pour garder ses vaches dans un pré au-dessus des gorges de la Loire. Le soir, les vaches sont rentrée toutes seules. Sans leur petite gardienne. Ses parents courent vers le pré et ne trouvent que les sabots de Gabrielle au sommet d’une très haute falaise. Pressentant le pire, ils donnent l’alerte. Des hommes de Peyredeyre rejoignent le pied de la falaise et découvrent le corps de l’infortunée bergère. Elle avait fait une chute de 100 à 120 mètres.

 

Toute sa vie, Basile le malheureux père essaya, en vain, de savoir ce qui s’était passé et comment son enfant avait pu faire cette terrible chute.

 

C’est le 21 Octobre 1945, veille d’élections municipales qu’eut lieu  cet accident. Je me souviens que mon père qui fut un des hommes de Peyredeyre qui découvrirent le corps de Gabrielle fut beaucoup affecté par ce drame.

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